Fiches individuelles


CANOUET Lucien Jean Antoine
Naissance : 10 août 1894 à Larrazet 82
Décès : 27 août 1948 à Larrazet 82093

Père : CANOUET Jean François ( 1869 - 1926 )
Mère : BILLIERES Jeanne ( 1872 - 1934 )

Union : GRANIE Clémentine Maria ( 1897 - 1977 )
Mariage : 18 mai 1920 à Larrazet 82
Enfants : CANOUET Yvette Jeanne ( 1921 - 1921 )
CANOUET Maurice Jean Antoine ( 1922 - ? )
CANOUET Suzanne Emilie ( 1935 - 1935 )
CANOUET Lucien Jean Antoine
CANOUET Jean François
CANOUET Antoine
BARINCOU Marie
BILLIERES Jeanne
BILLIERES Etienne
MOUCHET Jeanne




CANOUET Marc
Union : TOURNIE Françoise ( ? - ? )
Enfant : CANOUET Antoine ( ? - ? )




CANOUET Martine Marcelle
Naissance : 4 mai 1951 à 82 Beaumont de Lomagne

Père : CANOUET Maurice ( 1922 - 2005 )
Mère : CAYROU Margot Margueritte ( 1926 - 1971 )

Union : MAGNE Jean Bernard ( ? - ? )
Mariage : 7 août 1971 à 82 St Sardos
Enfants : MAGNE Franck ( 1973 - ? )
MAGNE Sebastien Jean ( 1979 - ? )
CANOUET Martine Marcelle
CANOUET Maurice
 
 
CAYROU Margot Margueritte
 
VERS Marie




CANOUET Martine,Marcelle
Naissance : 4 à Beaumont de Lomagne 82

Père : CANOUET Maurice Jean Antoine ( 1922 - ? )
Mère : CAYROU Marguerite ( 1926 - ? )

Union : MAGNE Jean Bernard ( 1950 - ? )
Mariage : 7 août 1971 à Saint Sardos 82
Enfants : MAGNE Franck ( 1973 - ? )
MAGNE Sebastien Jean ( 1979 - ? )
CANOUET Martine,Marcelle
CANOUET Maurice Jean Antoine
CANOUET Lucien Jean Antoine
GRANIE Clémentine Maria
CAYROU Marguerite
CAYROU Etienne
VERN Marie




CANOUET Maurice                                                                                                     
Naissance : 12 décembre 1922 à 82 Larrazet
<http://membres.lycos.fr/canouet/7.htm>    <http://membres.lycos.fr/canouet/7.htm>    <http://membres.lycos.fr/canouet/10.htm>

CANOUET, Jean François (1869-1926) <http://membres.lycos.fr/canouet/8.htm>
       BILLIERES, Jeanne (1872-1934) <http://membres.lycos.fr/canouet/9.htm>
       GRANIE, Marie Raymond (1870-1928) <http://membres.lycos.fr/canouet/11.htm>
       CAYLAN, Jeanne Antonia (1872-1954) <http://membres.lycos.fr/canouet/12.htm>


CANOUET, Lucien Jean Antoine (1894-) <http://membres.lycos.fr/canouet/7.htm>
    GRANIE, Clémentine Maria (1897-1977) <http://membres.lycos.fr/canouet/10.htm>


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CANOUET, Maurice Jean Antoine
(1922-2005)

Liens familiaux Conjoints/Enfants: CAYROU, Marguerite <http://membres.lycos.fr/canouet/4.htm>
· CANOUET, Gerard+ <http://membres.lycos.fr/canouet/1.htm>
· CANOUET, Martine,Marcelle+ <http://membres.lycos.fr/canouet/25.htm>
· CANOUET, Nicole,Gisèle <http://membres.lycos.fr/canouet/26.htm>
· CANOUET, Michele,Monique+ <http://membres.lycos.fr/canouet/27.htm>
CANOUET, Maurice Jean Antoine · Né: 12 Déc 1922, Larrazet 82 · Mariage : CAYROU, Marguerite le 29 Nov 1947 · Décédé(e): Le 23 Sep 2005 à, Saint Sardos 82 FR à l'âge de 82 ans · Inhumé: Le 24 Sep 2005 à, Saint Sardos 82 FR Événements les plus importants de sa vie : ? Biographie. Maurice Canouët Maurice CANOUET naquit le 12 Décembre 1922 à Larrazet. Il rompit avec la tradition familiale en n'apprenant pas un métier du bois comme son père et ses aïeux. Il travailla d'abord comme agriculteur, puis il se fit cordonnier. Il entra le 1er Novembre 1942 au chantier de jeunesse numéro 28 qui se trouvait à Castillon, en Ariège. Après que le Sud de la France ait été envahi par l'armée allemande, le 28ème fut transféré à Thiviers, en Dordogne. Le 26 Mai 1943, Maurice fut transféré en Allemagne au titre du STO. Il resta un mois et demi dans un camp de travail à Reichenberg, devenu depuis Liberec. Il fut ensuite affecté à Gablonz sur Neisse, devenu Jablonec nad Nisou. Il fut embauché d'office dans une usine d'horlogerie qui avait été transformée en usine d'armement. Dix heures par jour, et six jours sur sept, il surveilla un tour qui fabriquait des détonateurs pour grenades. Au bout de quelques semaines, la fibre patriotique prit le dessus. En compagnie d'un collègue, il rectifia le réglage de la machine de façon à ce qu'une pièce sur cent ne soit pas utilisable. Il mettait les pièces défaillantes au fur et à mesure dans sa sacoche. Le soir venu, il rentrait au campement, à pied, en compagnie des autres ouvriers. Le chemin empruntait un pont au dessus d'un ruisseau. Il jetait alors, discrètement, les pièces sabotées dans l'eau. Ce jeu aurait pu continuer longtemps si le hasard ne s'en était pas mêlé. Il y eut un jour un très gros orage. Des trombes d'eau s'abattirent sur la région, inondant les champs et faisant déborder les cours d'eau. A la décrue, les détonateurs furent retrouvés, épars, dans les champs au bord du ruisseau. Chaque pièce était identifiée par le numéro de machine qui l'avait créée. Les coupables furent confondus immédiatement. La sanction ne se fit pas attendre : six mois de détention dans le camp de Reinowitz. Maurice fut logé dans un baraquement contenant quarante personnes, sans chauffage ni la moindre commodité. La nourriture se réduisait à très peu. Souvent il consommait de la marmelade fabriquée avec du charbon. Le camp contenait également des engagés volontaires et des femmes. Les conditions de vie étaient si dures que la mortalité était très importante parmi les prisonniers. Les cadavres étaient incinérés. Maurice fut affecté au nettoyage des fours crématoires. Quand il n'y avait pas de décès, il était amené avec les autres dans la montagne, à deux ou trois cents mètres au dessus du camp. Là, à l'aide d'outils rudimentaires, ils extrayaient du gravier. Mais, vu la rigueur du climat, ils devaient d'abord dégager une épaisse couche de neige et de glace. Quand le rythme de travail n'était pas jugé suffisant par les gardes les coups de pieds et de crosses pleuvaient. Si son séjour s'était prolongé, Maurice aurait sûrement succombé, à bout de forces. A la fin du temps prévu, il fut réintégré dans l'usine d'armement. Mais il n'y travailla qu'une quinzaine de jours. En effet, dès les premiers mois de 1945, les allemands connurent des difficultés. C'est ainsi qu'ils n'eurent plus de quoi nourrir leurs prisonniers. Dans ces conditions, ces derniers se prirent en charge eux-mêmes. La nuit venue, seuls ou en petits groupes, ils allaient à tour de rôle en Tchécoslovaquie. Cela représentait une marche à pied de cinquante à soixante kilomètres aller et retour. D'autre part, il fallait franchir la frontière qui était gardée. Ensuite, il fallait encore marcher jusqu'au premier village. Là, on réveillait les gens en frappant aux fenêtres. On mendiait un peu de nourriture, puis on rentrait au camp avant le lever du jour. Durant les quinze derniers jours qu'il passa à l'usine, Maurice ne fit que deux foisce périlleux voyage. Une nuit, en compagnie d'un autre prisonnier, ils se trompa de route et arriva tout droit sur un poste frontière qui était gardé. Tous deux passèrent la frontière dans une course effrénée, tandis qu'on leur tiraitdessus. Maurice s'en sortit indemne, son collègue n'eut qu'une éraflure au doigt. Le travail à l'usine s'arrêta le 7 Mai 1945. Compte tenu de la déroute de l'armée et des autorités allemandes, Maurice partit sans être inquiété àTurnov, en Tchécoslovaquie. Il y demeura environ trois semaines. Puis il remonta sur Gablonz en compagnie des partisans tchèques qui libérèrent la ville sans mal. En effet, les habitants n'opposèrent aucune résistance, et les soldatsallemands qu'ils rencontrèrent se laissèrent désarmer avant d'être relâchés. L'armée russe n'arriva que quinze jours après. Les premières troupes étaient des "troupes d'élite" qui tiraient sans pitié sur tout homme armé, quelquesoit son âge. Trois jours après l'arrivée des russes, tandis qu'il rentrait après avoir monté la garde, Maurice fut pris dans une rafle. On le conduisit dans un pré où étaient déjà rassemblés un grand nombre d'hommes valides amenés là par les russes. Le départ eut lieu le soir même. Les prisonniers, en colonne, marchèrent sous bonne escorte jusqu'à Gora, en Pologne, où ils s'arrêtèrent devant la Kommandantur. Par bonheur, quelques officiers français setrouvaient dans ce bâtiment. En entendant parler en français, ils parlementèrent avec les autorités pour faire libérer leurs compatriotes. On annonça aux prisonniers que les français (ils étaient une quarantaine) devaient avoir quitté laville le soir même, par leurs propres moyens. Ils prirent aussitôt le chemin de retour vers Gablonz, ce qui représentait une marche d'environ quarante cinq kilomètres. De là, les français furent évacués, toujours à pied, en Tchécoslovaquie, à dix kilomètres de Mlada. Les tchèques les prirent en charge et les portèrent en camion jusqu'à Prague où ils demeurèrent quatre jours. Ils furent dépouillés pendant leur sommeil des quelques affaires qu'ils avaient réussi à amener jusque là. Ensuite ils prirent le train jusqu'à Plzen où ils passèrent aux mains des américains qui les entassèrent dans des camions GMC (ils étaient 45 par véhicule). Les camions les conduisirent en France, au camp de Revigny. Avant de les laisser s'en aller, les américains leur confisquèrent les menues affaires qui leur restaient et qui avaient échappé aux précédents pillages. Maurice prit alors un train qui le conduisit à Paris où il demeura quatre jours. Il se serait bien laissé tenter par les charmes de la capitale en compagnie de ses collègues d'infortune, mais il était quasiment à bout de forces. Il ne pesait plus que 42 kilos contre 60 quand il était parti. Il fit en train le voyage jusqu'à Montauban. En sortant de la gare, il rencontra Mr Fernand ROUZIE, son voisin de Larrazet, qui avait été fait prisonnier dès les premiers jours de la guerre, en 1939, et qui rentrait comme lui. Ils furent ramenés à Larrazet en voiture par Mr GARDES qui était venu les attendre. Maurice retrouva son foyer avec l'émotion que l'on imagine. Il passa les trois mois qui suivirent dans une chaise longue tant son état de faiblesse était important. Tous les jours Mr Achille GARDES le conduisit en automobile à l'institut Calvin à Montauban où il suivit un traitement qui lui permit de recouvrer peu à peu la santé. Après quelques mois, il reprit, à son compte, le métier de cordonnier à Beaumont de Lomagne. En 1947, il épousa Marguerite CAYROU. Son père, Lucien CANOUET, décéda en 1948. Quelques temps après, Maurice quitta Larrazet où il vivait chez sa mère. Il partit habiter pendant un an "aux Bergès", commune de Saint Sardos, chez les parents de son épouse. Tout en restant cordonnier, il accepta une place de facteur intérimaire. Il obtint ensuite sa nomination à Beaumont de Lomagne. En 1953, il fut reçu au concours de receveur-distributeur. Il occupa successivement les postes de Le Peyrat, en Ariège, Gramont et enfin Saint Sardos 82600. Maurice et Marguerite eurent quatre enfants : Gérard CANOUET, né le 13 Novembre 1948, qui renoua avec la tradition familiale en créant une entreprise de menuiserie à Saint Sardos 82. Martine CANOUET, née le 4 Mai 1951, qui exerça également un métier du bois en épousant Jean-Bernard MAGNE, également entrepreneur en menuiserie à Saint Sardos. Nicole CANOUET, née le 21 Mai 1953.Michèle CANOUET, née le 30 Juillet 1956. Maurice épousa Marguerite CAYROU, fille de Etienne CAYROU et Marie VERN, le 29 Nov 1947. (Marguerite CAYROU naquit le 26 Oct 1926 à Bouret 82.)

NOUS HERITONS DE LA TERRE DE NOS PARENTS MAIS EMPRUNTONS CELLE DE NOS ENFANTS

Table des matières <http://membres.lycos.fr/canouet/index.htm> | Patronymes <http://membres.lycos.fr/canouet/patronymes.htm> | Liste des noms <http://membres.lycos.fr/canouet/noms%20.htm>
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Décès : 23 septembre 2005 à 82 St Sardos
Inhumation : 24 septembre 2005 à 82 St Sardos
CANOUET, Jean François
(1869-1926)
BILLIERES, Jeanne
(1872-1934)
GRANIE, Marie Raymond
(1870-1928)
CAYLAN, Jeanne Antonia
(1872-1954)

CANOUET, Lucien Jean Antoine
(1894-)

GRANIE, Clémentine Maria
(1897-1977)



CANOUET, Maurice Jean Antoine
(1922-2005)



Liens familiaux
Conjoints/Enfants:
CAYROU, Marguerite


CANOUET, Gerard+
CANOUET, Martine,Marcelle+
CANOUET, Nicole,Gisèle
CANOUET, Michele,Monique+




CANOUET, Maurice Jean Antoine
Né: 12 Déc 1922, Larrazet 82
Mariage : CAYROU, Marguerite le 29 Nov 1947
Décédé(e): Le 23 Sep 2005 à, Saint Sardos 82 FR à l'âge de 82 ans
Inhumé: Le 24 Sep 2005 à, Saint Sardos 82 FR

Événements les plus importants de sa vie :

• Biographie. Maurice Canouët
Maurice CANOUET naquit le 12 Décembre 1922 à Larrazet.

Il rompit avec la tradition familiale en n'apprenant pas un métier du bois comme son père et ses aïeux. Il travailla d'abord comme agriculteur, puis il se fit cordonnier.
Il entra le 1er Novembre 1942 au chantier de jeunesse numéro 28 qui se trouvait à Castillon, en Ariège. Après que le Sud de la France ait été envahi par l'armée allemande, le 28ème fut transféré à Thiviers, en Dordogne. Le 26 Mai 1943, Maurice fut transféré en Allemagne au titre du STO.

Il resta un mois et demi dans un camp de travail à Reichenberg, devenu depuis Liberec. Il fut ensuite affecté à Gablonz sur Neisse, devenu Jablonec nad Nisou. Il fut embauché d'office dans une usine d'horlogerie qui avait été transformée en usine d'armement. Dix heures par jour, et six jours sur sept, il surveilla un tour qui fabriquait des détonateurs pour grenades.
Au bout de quelques semaines, la fibre patriotique prit le dessus. En compagnie d'un collègue, il rectifia le réglage de la machine de façon à ce qu'une pièce sur cent ne soit pas utilisable. Il mettait les pièces défaillantes au fur et à mesure dans sa sacoche. Le soir venu, il rentrait au campement, à pied, en compagnie des autres ouvriers. Le chemin empruntait un pont au dessus d'un ruisseau. Il jetait alors, discrètement, les pièces sabotées dans l'eau.

Ce jeu aurait pu continuer longtemps si le hasard ne s'en était pas mêlé. Il y eut un jour un très gros orage. Des trombes d'eau s'abattirent sur la région, inondant les champs et faisant déborder les cours d'eau. A la décrue, les détonateurs furent retrouvés, épars, dans les champs au bord du ruisseau. Chaque pièce était identifiée par le numéro de machine qui l'avait créée. Les coupables furent confondus immédiatement.
La sanction ne se fit pas attendre : six mois de détention dans le camp de Reinowitz. Maurice fut logé dans un baraquement contenant quarante personnes, sans chauffage ni la moindre commodité. La nourriture se réduisait à très peu. Souvent il consommait de la marmelade fabriquée avec du charbon. Le camp contenait également des engagés volontaires et des femmes. Les conditions de vie étaient si dures que la mortalité était très importante parmi les prisonniers. Les cadavres étaient incinérés. Maurice fut affecté au nettoyage des fours crématoires. Quand il n'y avait pas de décès, il était amené avec les autres dans la montagne, à deux ou trois cents mètres au dessus du camp. Là, à l'aide d'outils rudimentaires, ils extrayaient du gravier. Mais, vu la rigueur du climat, ils devaient d'abord dégager une épaisse couche de neige et de glace. Quand le rythme de travail n'était pas jugé suffisant par les gardes les coups de pieds et de crosses pleuvaient.

Si son séjour s'était prolongé, Maurice aurait sûrement succombé, à bout de forces. A la fin du temps prévu, il fut réintégré dans l'usine d'armement. Mais il n'y travailla qu'une quinzaine de jours.

En effet, dès les premiers mois de 1945, les allemands connurent des difficultés. C'est ainsi qu'ils n'eurent plus de quoi nourrir leurs prisonniers. Dans ces conditions, ces derniers se prirent en charge eux-mêmes. La nuit venue, seuls ou en petits groupes, ils allaient à tour de rôle en Tchécoslovaquie. Cela représentait une marche à pied de cinquante à soixante kilomètres aller et retour. D'autre part, il fallait franchir la frontière qui était gardée. Ensuite, il fallait encore marcher jusqu'au premier village. Là, on réveillait les gens en frappant aux fenêtres. On mendiait un peu de nourriture, puis on rentrait au camp avant le lever du jour.

Durant les quinze derniers jours qu'il passa à l'usine, Maurice ne fit que deux fois ce périlleux voyage. Une nuit, en compagnie d'un autre prisonnier, ils se trompa de route et arriva tout droit sur un poste frontière qui était gardé. Tous deux passèrent la frontière dans une course effrénée, tandis qu'on leur tirait dessus. Maurice s'en sortit indemne, son collègue n'eut qu'une éraflure au doigt.

Le travail à l'usine s'arrêta le 7 Mai 1945.
Compte tenu de la déroute de l'armée et des autorités allemandes, Maurice partit sans être inquiété à Turnov, en Tchécoslovaquie. Il y demeura environ trois semaines. Puis il remonta sur Gablonz en compagnie des partisans tchèques qui libérèrent la ville sans mal.
En effet, les habitants n'opposèrent aucune résistance, et les soldats allemands qu'ils rencontrèrent se laissèrent désarmer avant d'être relâchés. L'armée russe n'arriva que quinze jours après. Les premières troupes étaient des "troupes d'élite" qui tiraient sans pitié sur tout homme armé, quel que soit son âge.
Trois jours après l'arrivée des russes, tandis qu'il rentrait après avoir monté la garde, Maurice fut pris dans une rafle. On le conduisit dans un pré où étaient déjà rassemblés un grand nombre d'hommes valides amenés là par les russes. Le départ eut lieu le soir même. Les prisonniers, en colonne, marchèrent sous bonne escorte jusqu'à Gora, en Pologne, où ils s'arrêtèrent devant la Kommandantur.

Par bonheur, quelques officiers français se trouvaient dans ce bâtiment. En entendant parler en français, ils parlementèrent avec les autorités pour faire libérer leurs compatriotes. On annonça aux prisonniers que les français (ils étaient une quarantaine) devaient avoir quitté la ville le soir même, par leurs propres moyens. Ils prirent aussitôt le chemin de retour vers Gablonz, ce qui représentait une marche d'environ quarante cinq kilomètres.

De là, les français furent évacués, toujours à pied, en Tchécoslovaquie, à dix kilomètres de Mlada. Les tchèques les prirent en charge et les portèrent en camion jusqu'à Prague où ils demeurèrent quatre jours. Ils furent dépouillés pendant leur sommeil des quelques affaires qu'ils avaient réussi à amener jusque là. Ensuite ils prirent le train jusqu'à Plzen où ils passèrent aux mains des américains qui les entassèrent dans des camions GMC (ils étaient 45 par véhicule). Les camions les conduisirent en France, au camp de Revigny. Avant de les laisser s'en aller, les américains leur confisquèrent les menues affaires qui leur restaient et qui avaient échappé aux précédents pillages.

Maurice prit alors un train qui le conduisit à Paris où il demeura quatre jours. Il se serait bien laissé tenter par les charmes de la capitale en compagnie de ses collègues d'infortune, mais il était quasiment à bout de forces. Il ne pesait plus que 42 kilos contre 60 quand il était parti.

Il fit en train le voyage jusqu'à Montauban. En sortant de la gare, il rencontra Mr Fernand ROUZIE, son voisin de Larrazet, qui avait été fait prisonnier dès les premiers jours de la guerre, en 1939, et qui rentrait comme lui.

Ils furent ramenés à Larrazet en voiture par Mr GARDES qui était venu les attendre.

Maurice retrouva son foyer avec l'émotion que l'on imagine. Il passa les trois mois qui suivirent dans une chaise longue tant son état de faiblesse était important. Tous les jours Mr Achille GARDES le conduisit en automobile à l'institutCalvin à Montauban où il suivit un traitement qui lui permit de recouvrer peu à peu la santé.

Après quelques mois, il reprit, à son compte, le métier de cordonnier à Beaumont de Lomagne.

En 1947, il épousa Marguerite CAYROU.

Son père, Lucien CANOUET, décéda en 1948.

Quelques temps après, Maurice quitta Larrazet où il vivait chez sa mère. Il partit habiter pendant un an "aux Bergès", commune de Saint Sardos, chez les parents de son épouse.

Tout en restant cordonnier, il accepta une place de facteur intérimaire. Il obtint ensuite sa nomination à Beaumont de Lomagne. En 1953, il fut reçu au concours de receveur-distributeur. Il occupa successivement les postes de Le Peyrat, en Ariège, Gramont et enfin Saint Sardos 82600.

Maurice et Marguerite eurent quatre enfants :

Gérard CANOUET, né le 13 Novembre 1948, qui renoua avec la tradition familiale en créant une entreprise de menuiserie à Saint Sardos 82.

Martine CANOUET, née le 4 Mai 1951, qui exerça également un métier du bois en épousant Jean-Bernard MAGNE, également entrepreneur en menuiserie à Saint Sardos.

Nicole CANOUET, née le 21 Mai 1953.

Michèle CANOUET, née le 30 Juillet 1956.




Maurice épousa Marguerite CAYROU, fille de Etienne CAYROU et Marie VERN, le 29 Nov 1947. (Marguerite CAYROU naquit le 26 Oct 1926 à Bouret 82.)




NOUS HERITONS DE LA TERRE DE NOS PARENTS MAIS EMPRUNTONS CELLE DE NOS ENFANTS


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Table des matières | Patronymes | Liste des noms

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Union : CAYROU Margot Margueritte ( 1926 - 1971 )
Enfants : CANOUET Martine Marcelle ( 1951 - ? )
CANOUET Nicole,Gisele ( 1953 - ? )
CANOUET Michele ( 1956 - ? )
CANOUET Gerard ( ? - ? )




CANOUET Maurice Jean Antoine
Naissance : 12 décembre 1922 à Larrazet 82

Père : CANOUET Lucien Jean Antoine ( 1894 - 1948 )
Mère : GRANIE Clémentine Maria ( 1897 - 1977 )

Union : CAYROU Marguerite ( 1926 - ? )
Mariage : 29 novembre 1947
Enfants : CANOUET Martine,Marcelle ( J 4 - ? )
CANOUET Gerard ( 1948 - ? )
CANOUET Nicole,Gisèle ( 1953 - ? )
CANOUET Michele,Monique ( 1956 - ? )
CANOUET Maurice Jean Antoine
CANOUET Lucien Jean Antoine
CANOUET Jean François
BILLIERES Jeanne
GRANIE Clémentine Maria
GRANIE Marie Raymond
CAYLAN Jeanne Antonia




CANOUET Maurice,Etienne
Naissance : 1 septembre 1895 à Larrazet 82
Décès : 29 juillet 1896 à Larrazet 82

Père : CANOUET Jean François ( 1869 - 1926 )
Mère : BILLIERES Jeanne ( 1872 - 1934 )

CANOUET Maurice,Etienne
CANOUET Jean François
CANOUET Antoine
BARINCOU Marie
BILLIERES Jeanne
BILLIERES Etienne
MOUCHET Jeanne




CANOUET Michele
Naissance : 30 juillet 1956 à 09 Lavelanet

Père : CANOUET Maurice ( 1922 - 2005 )
Mère : CAYROU Margot Margueritte ( 1926 - 1971 )

Union : CAROBOLANDE Francis ( 1956 - ? )
Mariage : 11 septembre 1982 à 82 St Sardos
Enfants : CAROBOLANDE Cecile ( 1986 - ? )
CAROBOLANDE Jean Baptiste ( 1988 - ? )
CANOUET Michele
CANOUET Maurice
 
 
CAYROU Margot Margueritte
 
VERS Marie


                     


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